Il vient d'où ce froid polaire??

 

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En me couchant hier soir, j'étais loin d'imaginer que je passerai de l'été à l'automne en si peu de temps.

Est-ce donc ce que la belle au bois dormant a ressenti à son réveil?

Aurais-je dormi 100 ans moi aussi?

A me regarder dans le miroir, j'en conclu que non, mon visage n'a pas plus de rides que la veille et les quelques cheveux blancs ne se sont pas multipliés.

Mais alors, ai-je changé de dimension? suis-je dans un monde parallèle?

Oui c'est ça, j'ai dû, pendant la nuit, au travers de mes rêves, être transportée dans un nouveau monde fait de froid et de grisaille, j'en suis sûre.

Alors, si je ferme les yeux et les rouvre à nouveau je serai revenue dans mon monde? je m'exécute...mais rien ne change!

Je n'ai de cesse de me recroqueviller et ressemble maintenant à un gros foetus. Mes mains se cachent sous les draps en faisant attention de ne pas faire un appel d'air au risque de me retrouver congelée instantanément. Mon nez à peu de chose près, s'est transformé en un thermomètre et la température qu'il tâte n'est pas celle d'un mois d'Août! La fraîcheur de la pièce est bien réelle.

je remonte la couette plus haut pour me mettre au chaud, je n'ai nulle envie de continuer à grelotter plus longtemps, mes dents ne le supporteraient pas et finiraient par se briser sous leurs claquements devenus incontrôlables.

Je me retourne mais pas de prince charmant à mes côtés, non personne pour me réchauffer, personne sur qui me blottir et sur qui je pourrai coller mes pieds glacés sûrement devenus violets, je n'ose pas regarder de peur que ce soit plutôt la gangrène.

Que se passe t-il donc?

Ah, ça y est, j'ai compris, des scientifiques m'ont enlevés cette nuit et m'ont mise dans un caisson afin de contrôler ma résistance au froid.!

Non, bien sur, je divague...sûrement que la chute de température aura pris possession du peu de lucidité qu'il me restait.

Il est pourtant 9h15 et à cette heure de la matinée, une douce chaleur vient vous caresser le visage en voulant dire "prépare toi à supporter mes 30° de la journée", c'est comme ça au mois d'Août habituellment.

La chaleur est notre ennemie, chaque jour on la maudit de nous faire transpirer, de nous assommer sans pour autant pouvoir tomber, la chute serait fatale.

On la maudit de nous assoiffer au point de devoir nous abreuver directement sous le jet de la fontaine à eau et tout ça sous le regard perplexe de nos collègues.

Maudite chaleur...

J'ai dû trop répéter ces mots à voix haute et elle a fini par m'écouter et partir dans des contrées lointaines, très lointaines...et maintenant, je la pleure.

Va t-elle revenir avant que les feuilles ne tombent et forment un épais tapis nous rappelant sans cesse que l'été est fini?

J'en doute.

Zut.

je vais devoir attendre l'été prochain, s'il y en a un, pour pouvoir me prélasser sur la plage couverte de crème solaire, les cheveux enduits de monoï et les lunettes vissées sur le nez que celui ci n'aura de cesse de me rapeller que le soleil n'est pas bon pour la peau, j'en veux pour preuve, le coup de soleil qui irradit le centre de mon visage.

Alors s'il le faut, je patienterai jusqu'à l'an prochain pour profiter un peu des petits bonheurs de l'été.

 à bientôt,

pizap